24 janvier 2008
Commentaires
Mer et ciel se confondaient en mauve, en bleu. J’étais maintenant certaine qu’ils ne faisaient qu’un, que l’eau à mes pieds, c’était le ciel qui pleurait, que le ciel si haut, c’était la mer qui espérait. Et moi, au milieu, qu’avais-je à faire sinon en profiter… Ils ne devaient voir maintenant qu’un petit point, au loin, s’inquiéter. La mouette tournoyait au dessus de moi… Elle aussi se demandait ce que j’étais venue faire là…
Rien. Rien à faire. C’était ça. J’étais partie fâchée de chez moi. Et voilà qu’à marcher, j’avais trouvé. Attendre
ce que mer et ciel voudraient bien me donner, la palette des orangés .
De toute façon, ils ont toujours peur pour moi… Alors cette fois, que ça soit vrai. Marre des tours de manège et des pompons qu’il faut attraper, marre des commentaires que je ne comprends pas et des images télévisées, marre de suivre les envies des grands et des supermarchés. Je ne savais pas trop où j’allais et puis j’ai trouvé, les couleurs et la mouette voler.
Bien sûr, je rentrerai. Quand viendra l'heure de me coucher. Et les yeux fermés, sous ma couette, je continuerai de marcher. A l'assaut des mers secrètes et des lumières ignorées.
polaroid au cadrage bien composé. Le vignetage n'est pas pour me deplaire.

